Des plantes remarquables… et remarquées !

Notre territoire abrite des plantes rares, qui témoignent de la qualité de nos milieux et de l’équilibre fragile dont nous avons collectivement la responsabilité. Cette richesse du vivant, ces maillons de la biodiversité, ces trésors botaniques sont sous tension, en Ile-de-France, comme partout ailleurs.

Une espèce présente un enjeu de conservation lorsqu’elle est menacée ou quasi-menacée en Île-de-France et/ou plus généralement en France. Elle peut être évaluée comme « Rare », « Très rare » ou « Extrêmement rare » dans le catalogue de la flore vasculaire d’Île-de-France (CBNBP, 2020).

Sur le territoire, différentes espèces remarquables ont été recensées dans les inventaires de la flore réalisés par le SIARE et partagés avec les différents acteurs locaux.
Ainsi, au niveau de la future zone humide pédagogique, à Eaubonne, le Cerisier à
grappe (Prunus padus), une espèce « Rare » typique des zones humides mais non indigène a été identifiée. 

De plus, dans le secteur des étangs Marie, à Saint-Prix, a été observée l’Oxalis petite-oseille
(Oxalis acetosella), une espèce « Rare » mais sans statut de menace. Elle se trouve généralement
à proximité de sources d’eau et de zones de ruissellement.

À proximité des étangs de la Chasse, en forêt de Montmorency, une espèce « Rare » a été identifiée.
Il s’agit de l’Ail des ours (Allium ursinum). Présente sur des sols assez humides et frais, la plante est également considérée comme « Déterminante ZNIEFF ».

Enfin, à Saint-Leu-la-Forêt, au niveau de la zone humide, le Sison (Sison amomum), une espèce « Rare » et protégée mais sans statut de menace, a été inventoriée.

Cet enjeu de protection est l’une des missions essentielles du SIARE, elle requiert volonté et solidarité à l’échelle des bassins versants. La restauration de berges et des zones humides sont des actions concrètes que le SIARE engage afin de sauvegarder et/ou de réhabiliter ces milieux propices au développement de la biodiversité.

Jean-Pierre ENJALBERT, élu du SIARE