Prévenir des risques d’inondations

Sur notre territoire, les orages et les fortes perturbations peuvent être à l’origine d’inondations quand les eaux pluviales se déversent trop rapidement dans le réseau d’assainissement. Le SIARE a ainsi pour mission de prévenir de ces risques et dispose pour cela de plusieurs outils.

Les bassins de retenue

Ce sont de grands bassins destinés à contenir le surplus d’eaux de pluie et de ruissellement par temps de pluie. Une fois l’épisode pluvieux terminé, les bassins restituent progressivement cette eau au réseau et au milieu naturel. Le SIARE dispose de 19 bassins à sec et de 3 bassins en eau, dont 2 servant de parcs paysagers ouverts au public. Ces bassins, capables d’assurer le stockage de 454 000 m³ d’eau par temps de pluie, participent à la prévention des risques d’inondations et assurent ainsi la protection des zones habitées. Il en existe plusieurs types.

Trois bassins de rétention sont en permanence en eau (50 890 m³ de stockage). Deux sont aménagés en parcs paysagers ouverts au public : le bassin des Moulinets à Eaubonne et le bassin des 8 Arpents à Andilly. Le troisième régule les apports vers le lac d’Enghien : c’est le bassin des Cressonnières à Saint-Gratien.

Un bassin de rétention d’eaux pluviales paysagé

Dix-huit bassins de rétention sont secs et enherbés (398 555 m³ de stockage) : lors d’un évènement pluvieux, ils restituent les eaux qu’ils ont stockées, d’abord au réseau d’eau pluviale puis au milieu naturel (la Seine ou l’Oise sur notre territoire).

Deux bassins sont enterrés (ouvrage de stockage souterrain de 4 700 m³) : le bassin des Carreaux à Sannois et le bassin implanté sous la cour de l’école Victor Hugo à Ermont. Ils reçoivent des eaux usées et pluviales mélangées dans un réseau unitaire.

Le lac Nord (avenue Victor Hugo à Saint-Gratien) puis le lac d’Enghien-les-Bains (avenue de la Ceinture à Enghien-les-Bains) jouent également un rôle de bassins de stockage.

Les déversoirs d’orage

Ce sont des ouvrages souterrains destinés à déborder les surplus de précipitations dues à des orages ou à un excès de ruissellement. Le déservoir rejette directement l’eau, sans traitement, dans le milieu naturel pour éviter que ces eaux sales se déversent dans la rue.

La télésurveillance

Afin d’assurer la continuité du service et de prévenir efficacement les risques d’inondations, le SIARE dispose d’un système de télésurveillance des réseaux. Des sondes, des capteurs, des dispositifs de mesure collectent les informations sur les sites équipés. Ces informations sont transmises à un poste central situé dans les locaux du SIARE à Soisy-sous-Montmorency. Une équipe technique suit ces informations 24h/24 en temps réel. Le SIARE dispose ainsi en permanence de données sur le niveau de remplissage des bassins de rétention ainsi que sur les points stratégiques de son réseau (débits, hauteur d’eau, vitesse). Des alarmes sont déclenchées à partir des informations recueillies, notamment quand le niveau d’eau dans un bassin atteint un seuil de remplissage aux trois quarts.

Salle de surveillance des équipements
Salle de surveillance des équipements

Le guide sur l’entretien des rivières

Le SIARE met à disposition un guide pour informer les riverains sur l’entretien des rivières sur le terrain et ainsi prévenir les risques d’inondation.

On appelle inondation une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Pour déterminer si le risque d’inondation est important, il est nécessaire d’évaluer l’usage et l’occupation du sol au regard de la force des précipitations. Ainsi, le risque est moins important si ce sont des terres non habitées qui sont inondées, alors qu’il sera élevé si l’inondation se produit en ville.
L’apparition d’une inondation est généralement causée par une crue, c’est-à-dire l’élévation du niveau de l’eau. Il existe différentes crues : une crue décennale est une crue dont la probabilité d’apparition sur une année est de 1 sur 10, en termes de débit.
Le SIARE a pour objectif de protéger les biens et les personnes contre les inondations que provoqueraient des crues dites trentennales, ayant donc 1 chance sur 30 de se produire.