La Mare de Beauchamp

C’est un ouvrage stratégique du SIARE dans la lutte contre les inondations. Le bassin dit de la « mare de Beauchamp » situé à Pierrelaye dispose actuellement d’une capacité de stockage de 69 460 m³. Il régule les flux d’eaux pluviales du bassin versant de Liesse, d’une superficie de 587 ha, qui comprend les communes de Taverny, Beauchamp, Montigny-lès-Cormeilles et Pierrelaye.

L’histoire du site

Initialement d’une capacité de 25 000 m3, pour une superficie de 12 160 m2, le bassin a été agrandi dans les années 1980 grâce à la réalisation d’un second bassin, séparé par un voile béton, portant la capacité totale de stockage à 42 900 m3.

Malgré tout, le bassin connaissait des débordements réguliers et en particulier en juillet 2001 (épisode pluvieux exceptionnel de 86 mm de précipitation en 12 heures) avec une expansion des eaux vers les champs cultivés.

Cela a conduit à la réalisation des travaux de rehaussement des talus, effectués fin 2001, et portant la capacité totale de stockage à 69 460 m3. 

 

 

Ce bassin est équipé d’une chambre à sable permettant une décantation des sables et matières organiques par temps sec ainsi que de grilles classiques ayant pour objectif de bloquer les pollutions solides. Bien que réalisé pour le stockage des eaux de pluies, ce bassin récupère en continu, et notamment par temps sec, des effluents pollués venant des réseaux situés en amont.

La qualité des eaux est médiocre et les terres sur site sont polluées avec des eaux fortement chargées en matières en suspension et en flottants, ce qui impose le nettoyage systématique après chaque remplissage du bassin de la grille au droit de l’ouvrage de sortie, pour évacuer les dépôts accumulés (feuilles, plastiques, sables, …).

Afin de surveiller les flux d’eaux pluviales et les niveaux des deux bassins, des dispositifs de mesures de débit et du niveau sont installés à l’entrée du bassin et reliés à la supervision du SIARE.

 

Les travaux en cours

À la suite d’importants épisodes pluvieux, des résurgences ont été observées au pied du talus de la plateforme SNCF (au niveau du chemin de la Butte de la Bergère à Beauchamp) suite à la mise en charge du bassin. Deux zones de bouillonnements ont été identifiées, aussi appelées phénomènes de « renard » (érosion interne sous l’influence de l’écoulement de l’eau provoquant de l’instabilité), interrompant également la circulation des trains.

Une membrane étanche a été installée par le SIARE sur le talus ferroviaire afin de prévenir tout phénomène de renard. Mais cette situation ne pouvant être que temporaire, des travaux de génie civil ont été initiés :

  • La création d’une paroi étanche permettant d’isoler le talus SNCF du bassin de rétention.
  • Le confortement de pistes d’accès au bassin.
  • La modification de l’ouvrage de séparation entre les deux bassins afin de garantir le passage des poids lourds

L’objectif est de sécuriser le talus et conforter le rôle du bassin.

Les travaux de génie civil ont débuté au mois de septembre 2025 et dureront 12 mois.

En complément, face à la pollution des eaux pluviales transitant par le bassin, le SIARE souhaite dépolluer les eaux de pluie, notamment grâce à la phytoremédiation. L’objectif est de proposer une solution de traitement des eaux arrivant dans le bassin, en les épurant directement grâce à des espèces végétales bien définies.

L’intégration du volet environnemental au projet a modifié et remodelé le fonctionnement hydraulique du bassin en créant deux dessableurs à chacune des deux arrivées (au lieu d’un seul à l’ouvrage de sortie) permettant ainsi de traiter les arrivées par temps sec.  Le cheminement des eaux pluviales arrivant dans le bassin est également modifié, l’idée étant que les eaux passent dans le bassin (et non directement amenées à l’ouvrage de sortie comme c’est le cas jusqu’à présent), afin d’être filtrées par les plantations.

Les terres polluées présentent dans le Bassin N°1 ont également été conservées sur site et basculées dans le bassin n°2 sous forme de merlons qui seront plantés par des espèces permettant leur dépollution.