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  • L’assainissement au naturel – Épisode 2

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  • Dans quelques mois, les villages de Béthemont-la-Forêt et de Chauvry auront leur propre station écologique d’épuration des eaux usées.
  • Depuis plusieurs décennies, des pollutions chroniques impactent les milieux naturels de la Vallée de Chauvry.
  • Pour répondre à cette problématique, le SIARE a fait le choix de construire une station d’épuration écologique à filtres plantés de roseaux.

Interlocutrice 1 : Houda Barhoumi – Ingénieure Études et Travaux, SIARE

  • « La création de cette station d’épuration est nécessaire pour les habitants de Béthemont-la-Forêt et Chauvry parce qu’elle permet enfin la mise en place d’un système d’assainissement collectif. »
  • « Ces communes ne bénéficiaient pas, jusqu’à présent, de ce type d’infrastructure, ce qui imposait aux habitants des systèmes d’assainissement dit non collectif comme les fosses septiques par exemple qui sont souvent coûteux et contraignants à entretenir. »
  • « Cette éco-station va permettre un traitement des eaux usées centralisé, plus performant et plus respectueux de l’environnement. »
  • « C’est un véritable atout pour les habitants de Béthemont-la-Forêt et Chauvry en termes de confort, de sécurité sanitaire et de préservation des milieux naturel. »
  • « On a fait le choix d’une éco-station au lieu d’une station d’épuration classique pour plusieurs raisons : d’abord parce que l’éco-station s’intègre parfaitement dans son environnement naturel avec un impact visuel et sonore très limité. Le principe de l’éco-station, c’est d’utiliser des procédés écologiques peu énergivores, reposant sur la capacité de filtration des plantes comme les roseaux par exemple pour épurer les eaux usées. »

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  • Implantée sur une parcelle de 19 000m², la future éco-station traitera les eaux usées par phytoépuration, un procédé entièrement naturel de dépollution des eaux.
  • Circuit de dépollution : 1 – Pré-traitement par dégrillage / 2 – Traitement par filtres plantés de roseaux dans 2 bassins / 3 – Zone de rejet végétalisée

Interlocuteur 2 : Julien Fournel – Ingénieur d’études, entreprise ERSE

  • « Alors, le processus de dépollution de la future station est basé principalement sur deux phénomènes. Une première filtration sur un premier étage sur un support granulaire plutôt fin et un deuxième étage de finition pour affiner, on va dire, l’élimination des polluants dissous, principalement l’azote et le phosphore. »
  • « Donc sur le premier étage, on va retenir la majorité des matières en suspension qui sont contenues dans les eaux usées et on va avoir un abattement de la plus grosse partie de la pollution organique dissoute par des bactéries qui sont fixées sur les sur les matériaux filtrants. »
  • « Une fois cette première filtration effectuée, on va amener les eaux via un pompage sur le deuxième étage de filtration avec un sable beaucoup plus fin. À cet endroit, on a d’autres types de bactéries qui vont se développer et affiner le traitement principalement de l’azote et du phosphore. »

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  • Avant de rejoindre le milieu naturel, les eaux épurées passeront par une zone de rejet végétalisée.
  • Parmi ses avantages : favoriser la biodiversité et améliorer la qualité de l’eau avant son rejet dans le ru des Glaises.

Interlocuteur 2 : Julien Fournel – Ingénieur d’études, entreprise ERSE

  • « Ce type de station présente plusieurs intérêts environnementaux. Le premier, c’est déjà de rendre au mieux naturel une eau qui soit totalement compatible avec le bon état écologique, on va dire, des cours d’eau environnementaux. L’ensemble des normes de traitement sont adaptées pour cela et ce type de station répond parfaitement justement à ces normes.
  • « Le second intérêt écologique, c’est d’avoir surtout une faible consommation énergétique dans le sens où on reproduit sur ces stations à « filtre planté de roseau », l’ensemble des phénomènes biologiques qui se produiraient naturellement dans le milieu environnemental direct. »
  • « Donc, on laisse le temps entre guillemets à la nature, aux bactéries, aux différents micro-organismes de jouer leur rôle pour traiter les eaux dans des conditions écologiquement viable. »
  • « Il y a un troisième intérêt, c’est d’avoir une gestion des boues et notamment des boues de station, c’est à dire des matières en suspension qui vont être déposées sur le premier étage de manière optimal dans le sens où ces boues vont être minéralisées sur place et donc leur production sera assez faible et facilement valorisable en agriculture ou en composte par la suite.

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  • Les travaux sont prévus pour 12 mois.
  • www.siare95.fr