L’eau naturelle est partout sur notre territoire, qu’elle soit visible ou souterraine, permanente ou temporaire. Il faut donc la gérer. C’est précisément le rôle du SIARE à travers la compétence GEMAPI « Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations ».

Le Code de l’Environnement définit les missions de la GEMAPI dans son article L. 211-7 :

  • L’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique.
  • L’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau, y compris les accès à ce cours d’eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d’eau.
  • La défense contre les inondations.
  • La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.

S’intéresser aux milieux aquatiques, c’est parler à la fois des cours d’eau, des plans d’eau, des zones humides et nappes souterraines, avec la faune et la flore associées. Tout un écosystème fragile qu’il est essentiel de protéger.

Que fait le SIARE dans le cadre de la GEMAPI ?

Le SIARE agit à différents niveaux :

  • La connaissance du territoire

Diagnostic hydraulique des bassins versants, inventaire des zones humides, inventaire faune-flore … Autant d’études qui permettent au SIARE de mieux connaitre le territoire afin d’identifier les problématiques et définir un programme de travaux prioritaires.

  • Une stratégie foncière pro-active

Afin d’identifier et acquérir des sites présentant un intérêt stratégique avec comme objectif notamment de créer des zones d’expansion de crue et de protéger les aménagements réalisés.

  • L’entretien courant

Des interventions sont menées tout au long de l’année sur les rus et plans d’eau, incluant la gestion de la végétation des berges et la lutte contre les espèces invasives, le nettoyage des grilles en travers, l’enlèvement des embâcles, débris et atterrissement et des dépôts sauvages.

  • La gestion des pollutions

Dès qu’une pollution est signalée, les services du SIARE interviennent pour évaluer l’urgence, nettoyer lorsque cela est possible, essayer d’identifier l’origine du problème et réaliser des prélèvements afin d’éviter la diffusion de la pollution.

  • Le suivi de la qualité de l’eau

La qualité de l’eau est mesurée trimestriellement sur 27 points, analysant divers critères écologiques et physico-chimiques. Des tournées mensuelles permettent également de suivre 14 points clés avec des mesures de débit, température, taux d’oxygène dissous, conductivité et pH.

  • Le suivi du niveau des nappes souterraines

Pour connaître la quantité de la ressource en eau disponible, il est nécessaire de surveiller le niveau des nappes, autrement appelé le niveau piézométrique. 26 piézomètres placés à des endroits stratégiques de notre territoire sont régulièrement suivis.

  • La surveillance des rejets d’eaux de nappes

Afin d’éviter des pollutions du milieu naturel lors des chantiers.

  • Des travaux d’aménagements

Pour préserver, réguler ou restaurer les caractères hydrologiques des milieux aquatiques, par exemple, création ou restauration d’une zone humide, renaturation d’un ru, réaménagement écologique d’un plan d’eau …

  • 30km

    de cours d’eau à ciel ouvert

  • 195

    zones humides identifiées représentant 99,6 hectares

  • 27

    points de prélèvement pour l’analyse de la qualité de l’eau

Que puis-je faire en tant que particulier ?

  • Ne pas jeter de déchets dans la rue, ils peuvent ensuite se retrouver dans les milieux aquatiques
  • Entretenir le ru sur ma parcelle : Conformément à l’article L215-14 du Code de l’Environnement, c’est aux propriétaires riverains d’assurer l’entretien régulier des cours d’eau non domaniaux.
  • Vérifier la conformité de mes branchements en demandant un contrôle de conformité (obligatoire en cas de vente immobilière). En effet, si votre canalisation d’eaux usées est connectée par erreur au réseau d’eaux pluviales, cela peut provoquer une pollution du milieu naturel.

Les questions fréquentes

Les étangs Marie - Forêt de Montmorency
  • La qualité de l’eau des milieux naturels peut être dégradée par diverses pollutions, comme les déversements de produits toxiques, les jets de détritus, l’usage de produits phytosanitaires ou celles engendrées par les erreurs de branchement.