Ouvrages hydrauliques indispensables pour prévenir les risques d’inondations, ce sont de grands bassins destinés à contenir le surplus d’eaux de pluie et de ruissellement par temps de pluie. Une fois l’épisode pluvieux terminé, les bassins restituent progressivement cette eau au réseau d’eau pluviale et au milieu naturel.
Le SIARE dispose de 23 bassins disposant d’un volume de stockage de 490 000 m³ d’eau par temps de pluie. Ils participent ainsi à la prévention des risques d’inondations et assurent la protection des zones habitées.
Pour cela, les bassins sont constitués de trois parties : un tuyau d’alimentation, une zone de stockage et une vanne de régulation garantissant une évacuation des eaux à une vitesse compatible avec la capacité du réseau de sortie (canalisations par lesquelles l’eau rejoindra le milieu naturel).
Il en existe plusieurs types :
- 3 bassins de rétention sont en permanence en eau. 2 sont aménagés en parcs paysagers ouverts au public : le bassin des Moulinets à Eaubonne et le bassin des 8 Arpents à Andilly. Le troisième régule les apports d’eau vers le lac d’Enghien : c’est le bassin des Cressonnières, situé à Saint-Gratien.
- 17 bassins de rétention sont secs et enherbés : lors d’un évènement pluvieux, ils restituent les eaux qu’ils ont stockées, d’abord aux réseaux d’eaux pluviales puis au milieu naturel (la Seine ou l’Oise sur notre territoire).
- 3 bassins sont enterrés (ouvrage de stockage souterrain) : le bassin des Carreaux à Sannois, le bassin implanté sous la cour de l’école Victor Hugo à Ermont et le bassin du Moutier à Deuil-La Barre.
Le lac Nord (avenue Victor Hugo à Saint-Gratien) et le lac d’Enghien-les-Bains (avenue de la Ceinture à Enghien-les-Bains) jouent également un rôle de bassins de stockage.
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23
bassins de rétention gérés par le SIARE
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490000m 3
c'est la capacité de stockage des bassins de rétention
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2
bassins aménagés en parcs paysagers ouverts au public
Gestion différenciée des espaces verts des bassins de rétention
Parmi les 23 bassins de rétention d’eaux pluviales du SIARE, les espaces verts de certains d’entre eux sont entretenus de manière différenciée.
La pratique de l’éco-pâturage
Depuis 2016, le SIARE a recours à l’éco-pâturage afin d’entretenir les espaces verts de certains de ses bassins. Cette solution naturelle permet une fertilisation naturelle des sols et la suppression de certaines espèces végétales invasives comme la Renouée du Japon. Outre l’aspect écologique, une gestion éco-pastorale permet également de réduire les coûts d’utilisation des machines et élimine les nuisances sonores qui en découlent.
La fauche tardive
Depuis 2019, le SIARE a complété sa gestion différenciée avec des pratiques pour permettre à la nature de se développer à certains emplacements libres (en laissant pousser l’herbe) et ainsi créer des zones respectueuses de la biodiversité. De cette manière, le couvert végétal peut se développer librement, ce qui favorise la pollinisation et l’implantation de nouvelles espèces.
L’installation de ruches
Les abeilles jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement de la biodiversité. Elles sont un maillon essentiel de la stabilité des écosystèmes par leur activité pollinisatrice. C’est pourquoi des ruches sont installées dans plusieurs de nos bassins.