Habitations et routes inondées, caves et sous-sol sous l’eau, ruissellement … En France métropolitaine, 17,1 millions d’habitants se trouvent dans des zones inondables, selon l’organisme Eau France. L’inondation est le risque naturel qui provoque le plus de dégâts matériels.
L’une des missions du SIARE est de prévenir les risques d’inondation. De quoi s’agit-il concrètement ?
Que fait le SIARE pour prévenir les risques d’inondation ?
Le SIARE met en place différents outils pour prévenir les risques d’inondation :
- Les solutions fondées sur la nature
Protection, développement et restauration des zones humides capables de stocker l’eau comme des éponges ; entretien et renaturation des cours d’eau artificialisés : des berges naturelles végétalisées permettent de ralentir les écoulements et d’absorber l’eau.
- Les bassins de rétention
Ils permettent de contenir le surplus d’eaux de pluie en cas de fortes précipitations. Une fois l’épisode pluvieux terminé, ils restituent progressivement cette eau au réseau et au milieu naturel.
- La télésurveillance
Il s’agit d’un système de capteurs et de sondes positionnés dans les canalisations et les cours d’eau qui permet de suivre en temps réel des informations clés : taux de remplissage des bassins de stockage, débit, hauteur et vitesse d’eau. Nous pouvons ainsi réagir au plus vite.
- L’infiltration de l’eau de pluie
Favoriser cette pratique en limitant les zones imperméables en ville et en encourageant une gestion de l’eau de pluie à la parcelle chez les particuliers, c’est-à-dire au plus près de là où elle tombe.
Les outils pour prévenir les risques d'inondation
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490000m 3
c'est la capacité de stockage des 23 bassins de rétention du SIARE
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15000m 3
c’est le volume d’eau pouvant être stocké par une zone humide d’un hectare
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4216ha
de surface jugés facilement déraccordables pour les eaux pluviales sur le territoire du SIARE.
Que puis-je faire en tant que particulier ?
- Gérer l’eau de pluie sur ma parcelle
Consultez notre guide pratique : retrouvez les techniques d’infiltration, de rétention, de déminéralisation, de récupération et de valorisation, comment financer votre projet, ainsi qu’un comparatif des différentes techniques utilisées.
Les questions fréquentes
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- L’inondation par ruissellement lors des fortes pluies : l’eau ne peut pas s’infiltrer dans le sol imperméable (béton, goudron …). Elle ruisselle sur la chaussée, les trottoirs … au lieu de s’engouffrer dans les canalisations. L’eau s’accumule alors et inonde les rues. C’est le risque n° 1 sur notre territoire.
- L’inondation par débordement de cours d’eau : même les petits ruisseaux peuvent être en crue et provoquer des inondations. Ce risque est amplifié par l’artificialisation des cours d’eau de notre territoire. En effet, la plupart sont rectilignes et avec des berges en béton, ce qui accélère l’écoulement de l’eau. Autre problème : il y a de nombreux obstacles dans le lit des cours d’eau qui forment des bouchons : grilles en travers, seuils …
- L’inondation par remontée de nappe est la plus rare. Elle se produit plutôt à la fin de l’hiver ou au printemps, lorsque le niveau des eaux souterraines est au plus haut. La nappe est alors pleine et, en cas de fortes pluies, ne peut plus stocker d’eau. Celle-ci remonte vers le sol et inonde les caves et les sous-sols.
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On appelle inondation une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Pour déterminer si le risque d’inondation est important, il est nécessaire d’évaluer l’usage et l’occupation du sol au regard de la force des précipitations. Ainsi, le risque est moins important si ce sont des terres non habitées qui sont inondées, alors qu’il sera élevé si l’inondation se produit en ville.
- L’aléa : c’est-à-dire le type d’inondation et son ampleur, plus ou moins importante
- L’enjeu : l’inondation va-t-elle toucher des personnes ou des biens ? Ainsi, une inondation en pleine forêt ne va pas être gênante. Au contraire, une inondation en zone habitée va potentiellement produire des dégâts, humains et matériels.
Le risque d’inondation est donc l’addition d’un aléa avec des enjeux humains, économiques ou environnementaux susceptibles de subir des dommages ou des préjudices.