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- La construction d’un bassin de stockage expliquée par les pros
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- Épisode 5 : La fin d’un chantier XXL
- Après 24 mois de travaux, le bassin de stockage des eaux pluviales du Moutier a été inauguré le 25 septembre 2023.
- Ce bassin enterré dispose d’un volume de stockage de 15 000 m³ soit l’équivalent de 6 piscines olympiques.
Interlocuteur 1 : Jean-Pierre Enjalbert – Président du SIARE (2014-2026)
- « Ce bassin, c’est un bassin de stockage des eaux pluviales. Quand les eaux arrivent, elles sont chargées de détritus, de déchets. Tout a ruisselé dans les rues, les canettes… Enfin tout ce que l’on peut malheureusement trop souvent trouver… Les mégots aussi, etc. Tout cela est d’abord filtré par des dégrilleurs. Ils agissent comme des filtres. »
- « Puis après, l’eau vient se décanter dans notre bassin de 15 000 m³. Se décanter signifie qu’on laisse les eaux pendant quelques heures, quelques jours, se sédimenter. Celles qui sont les plus chargées et qui se trouvent au fond du bassin vont être pompées par des pompes. Elles iront remettre ces eaux sales et chargées dans le réseau des eaux usées avant d’aboutir à la station d’épuration. »
- « Et puis les eaux qui ont été décantées, celles les plus propres, vont pouvoir retrouver le milieu naturel, les circuits d’eaux pluviales avec une bonne qualité d’eau. »
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- Quelques chiffres clés sur le bassin : 35 m de diamètre / 20 m de profondeur / 450 m³ de béton coulé / 80 cm d’épaisseur pour les parois moulées
- Coût des travaux : 15 250 000 euros (hors-taxe)
Interlocuteur 1 : Jean-Pierre Enjalbert – Président du SIARE (2014-2026)
- « Tout cela coûte très cher. Pourquoi cela coûte très cher ? »
- « Parce que nous avons beaucoup urbanisé, nous avons aussi beaucoup bétonné et donc maintenant, il faut faire des réseaux, des réserves, des réservoirs, des cuves, des bassins… »
- « Tout cela est très coûteux ! »
- « Or, la stratégie nouvelle que nous voulons mettre en œuvre est celle-ci : l’absorption de l’eau à la parcelle. Faire en sorte qu’elle retrouve son cheminement naturel. Voilà pourquoi nous n’avons pas de bitume mais des surfaces qui sont perméables et permettant à l’eau de s’infiltrer. Voilà pourquoi nous avons des noues, qui sont donc des fossés ayant pour objectif de récupérer l’eau, de la capter, de la voir s’infiltrer. »
- « Tout ça, ce sont des économies pour demain. Cela nous évite d’avoir à la stocker davantage. Cela nous évite de faire de futurs bassins aussi coûteux que celui-ci. Bref, les bassins seront toujours nécessaire car évidemment, malheureusement on ne peut pas tout remettre en végétation dans nos villes. Mais en tout cas, ici c’est un exercice en fait. Il s’agit d’un exemple de ce qu’il faudra faire demain. Il faut, à la fois, bien sûr, construire ce type d’équipement techniques mais il faut surtout, et c’est l’objectif du Syndicat que je préside, retrouver de la nature en ville. C’est retrouver des arbres, de la végétation et donc de la biodiversité. Évidemment, car tout cela va de pair. »
- « Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir inaugurer ce nouvel équipement. »
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- Attendu depuis de nombreuses années par la ville de Deuil-La Barre, ce bassin est un investissement nécessaire pour améliorer la qualité de vie des habitants.
Interlocuteur 2 : Muriel Scolan – Maire de Deuil-La Barre
- « C’était une nécessité au départ, dans la mesure où effectivement, c’est un point bas de la ville. Il y avait de fréquentes inondations et on a vécu même des catastrophes. Donc il fallait agir, c’était la première nécessité. »
- « De cet équipement va en naître d’autres, puisque nous sommes sur un secteur qui était en zone naturelle, qui était plutôt une friche et que nous allons valoriser puisque nous allons avoir jouissance d’une partie de ce secteur où un aménagement paysager va y être réalisé. Il s’agira d’un espace de respiration en lien avec une coulée verte que nous sommes petit à petit en train de dessiner sur la commune. »
- « Cette coulée verte est censée rejoindre les bords de Seine et remonter vers la forêt de Montmorency. »
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- Le bâtiment technique suit la démarche HQE (Haute Qualité Environnemental) avec des matériaux de revêtement écologique.
Interlocuteur 3 : Ruba Alabed – Architecte du projet, fondatrice et gérante de AR Architectes
- « Par exemple, nous avons employé du métal. Il s’agit d’aluminium que nous pouvons réemployer. Nous avons aussi employé du bois de mélèze, c’est-à-dire un bois de faible croissance qui va se mettre en façade et qui va continuer de croître. Il va se patiner dans le temps et il ne nécessitera aucun entretien. »
- « Aussi, il faut savoir que l’innovation sur ce bâtiment, c’est que nous avons employé de la fibre de bois sur l’ensemble des façades, y compris la toiture et l’acrotère. Nous sommes donc sur une boîte complètement isolée vis à vis de l’extérieur qui va lui permettre de moins rayonner, de moins chauffer quand il va faire très chaud, eu égard au réchauffement climatique et aux vagues de chaleur que nous avons connues. »
- » L’ensemble du site à l’extérieur de la voirie lourde va être complètement restitué à la nature puisque nous avons mis en place des prairies, des arbres, des arbustes en plus de la clôture qui va ceinturer le site de manière à tisser le lien avec la végétation qui est à proximité, mais aussi au niveau du grand paysage. Et c’est une façon de montrer que nous sommes capable, tant au niveau du bâtiment qu’au niveau de la voirie lourde que des aménagements paysagers, que nous pouvons réemployer la nature à bon escient et lui donner un véritable rôle actif, chose que nous avons malheureusement perdue pendant toutes ces années. »
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- Nichoirs à oiseaux, hôtels à insectes et ruches, viendront compléter l’aménagement du site.
- La fin des plantations est prévue pour l’automne 2023.
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- Réalisation : Philippe Paymal / Images Drone : IOA Production / Générique : Mikaël Joly
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