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  • Bassins de rétention : les éco-spots du SIARE
  • Épisode 1 : l’éco-pâturage

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  • 23 bassins de rétention des eaux pluviales ont pour mission de prévenir les risques d’inondation sur notre territoire.
  • 17 d’entre eux sont secs et enherbés.

Interlocuteur 1 : Yann Cottereau – Chef de projet Eau et Environnement, SIARE

  • « Ces bassins représentent, quand même dans un contexte urbain, des îlots de fraîcheur et de biodiversité. »
  • « Ils contribuent à la trame verte sur le territoire et forment une continuité écologique qui peut abriter de la biodiversité. »

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  • Un suivi environnemental est réalisé pour témoigner de l’état écologique des bassins.
  • L’entretien des espaces verts est effectué en gestion différenciée pour permettre à la faune et à la flore de se développer.

Interlocuteur 1 : Yann Cottereau – Chef de projet Eau et Environnement, SIARE

  • « Dans cette gestion différenciée, nous avons fait le choix de l’éco-pâturage. Il s’agit d’installer des moutons qui vont pâturer sur les bassins. Ces moutons vont nous permettre de réduire la hauteur végétale qui se trouve dans le bassin. »
  • « Dans un premier temps, la gestion différenciée via l’éco-pâturage nous permet d’éviter la présence d’engins lourds d’entretien sur le bassin. Ce type d’opération peut représenter des coûts supplémentaires pour le SIARE à long terme. »
  • « Le recours à des moutons, nous permet également de cibler les plantes que nous souhaitons maîtriser. Nous avons, sur le territoire et donc sur les bassins, la présence de Renouée du Japon qui est une plante exotique invasive. Les moutons nous permettent de l’appauvrir sur plusieurs années et ainsi de permettre aux autres espèces de se développer. De la sorte, une diversité écologique s’installe sur notre territoire. »

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  • Toutes les espèces de plantes sont importantes. Leur diversité est essentielle pour créer des écosystèmes durables.

Interlocuteur 1 : Yann Cottereau – Chef de projet Eau et Environnement, SIARE

  • « Dans un deuxième temps, l’éco-pâturage nous permet aussi de maintenir les déchets verts sur les bassins et de ne pas avoir besoins de recourir à des engins pour les extraire, ce qui représenterait des coûts de carburant supplémentaires. »
  • « Le dernier atout de l’éco-pâturage et de l’installation des moutons sur les bassins, c’est aussi la sensibilisation du public et des habitants du territoire. Par exemple, nous nous trouvons actuellement sur le bassin de rétention Schweitzer. Il y a du passage devant, nous sommes entourés d’habitations. »
  • « Pour le SIARE, il s’agit aussi d’une vitrine pour montrer un autre type de gestion en faveur de l’écologie du territoire, mais aussi pour une gestion efficace des bassins. Il s’agit d’un bon moyen pour montrer une alternative tout aussi efficace pour l’entretien du bassin. »

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  • La société Terideal nous accompagne pour l’éco-pâturage dans 7 bassins différents.
  • Ici, dans le bassin Schweitzer à Soisy-sous-Montmorency, c’est la bergère Alexandra qui s’occupe des moutons.

Interlocutrice 2 : Alexandra D’Arx – Technicienne éco-pâturage, Terideal 

  • « Nous avons choisi le mouton noir du Velay parce que c’est une race rustique. Elle n’a jamais été sélectionnée pour la laine, la viande ou le lait. Elle a donc gardé des caractéristiques rustiques. Ces moutons sont capables de vivre à l’année dehors, ils sont assez résistants aux maladies. Leurs pieds sont également très résistants et très peu sensibles à l’humidité. »

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  • L’action des moutons est particulièrement bénéfique pour l’environnement : fertilisation des sols, développement de la biodiversité, respect de la nature.

Interlocutrice 2 : Alexandra D’Arx – Technicienne éco-pâturage, Terideal 

  • « En fait, le mouton suit le rythme de la plante. Il ne va jamais, si nous faisons attention à nos effectifs, être en surpâturage. Donc nous n’allons jamais avoir trop d’animaux sur une surface donnée. Les moutons vont attendre que les plantes poussent car ils vont chercher l’herbe tendre. Il ne va pas aller agresser la plante à la base où il risque de couper et d’endommager les racines. »
  • « Par rapport à une machine, c’est quelque chose qui est beaucoup plus doux comme entretien. »
  • « Nous sommes en contact permanent avec les personnes du SIARE qui viennent nous indiquer leurs besoins. Ils nous disent comment ils voient les choses c’est-à-dire leur souhait en matière d’entretien des bassins, s’ils veulent une coupe courte ou une coupe plus ou moins longue ; s’ils souhaitent valoriser la biodiversité ou vraiment travailler sur un simple entretien du bassin. »
  • « De notre côté, nous faisons en sorte que les effectifs présents sur les bassins répondent à leur demande. Nous définissons un effectif ensemble avec le SIARE au début de saison, c’est-à-dire au mois d’avril. »
  • « Nous venons déposer les animaux, toutes les semaines nous leur rendons visite pour contrôler s’ils ont bien à manger et à boire, s’ils vont biens. Ensuite, cela nous permet de faire le tour du bassin, voir où ils en sont dans l’entretien et s’il faut les déplacer, en ramener davantage, ou les retirer complètement. »
  • « En fonction des années, nous pouvons avoir des sécheresses et autres donc nous sommes obligés de jouer avec la météo. Nous nous adaptons vraiment au temps et à ce que fait l’animal sur le bassin. »

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  • Réalisation : Philippe Paymal