• Comment peut-on être « Monsieur Milieux aquatiques » sur un territoire urbanisé comme le nôtre ?

C’est justement parce que le territoire du SIARE a été fortement urbanisé qu’il faut s’occuper des milieux aquatiques, à savoir des cours d’eau, des plans d’eau et des zones humides ! Les cours d’eau ont été modifiés et les zones humides ont été dégradées. Cela demande donc d’intervenir pour assurer leur entretien ou pour mener des programmes de restauration quand des interventions plus lourdes sont nécessaires.

  • Vous avez toujours travaillé sur ce type de mission ?

Pas vraiment ! J’ai rejoint le SIARE en 2021, après une carrière dans la logistique dans le privé et le secteur associatif. À la quarantaine, j’ai opté pour une reconversion en me lançant dans un Master 2 Géographie, avec une spécialisation « Territoires de l’eau ».

  • C’est un travail principalement de terrain ?

Oui mais pas seulement. En amont, la réalisation d’un diagnostic du territoire est une étape déterminante pour déterminer la nature des programmes pluriannuels. Élaborer des solutions demande de prendre du recul en intégrant des critères géographiques, hydrologiques, climatologiques, de composition des sols, etc.

Pour l’entretien des cours d’eau, je suis amené à aller régulièrement sur le terrain car, pour que l’eau s’écoule correctement, je dois adapter notre réponse à la réalité des lieux.

C’est aussi un métier au contact de la population : les propriétaires, qui sont responsables de l’entretien des cours d’eau, sont généralement demandeurs d’informations. Les interventions du SIARE sont plutôt centrées sur le domaine public. Sur le domaine privé, nous intervenons surtout en support, par exemple pour lutter contre la Renouée du Japon, une espèce invasive qui est difficile à éradiquer.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur le volet restauration ?

Pour ma part, je m’investis surtout sur la restauration des zones humides, avec actuellement trois opérations sur Montlignon et Margency et deux à venir sur Eaubonne et Béthemont-la-Forêt. Chaque projet est unique. Par exemple, en lisière de forêt les zones humides ont tendance à se reboiser. Je peux alors préconiser des interventions de défrichement pour « rouvrir » la zone humide et avoir plus de lumière.

En secteur plus urbain, nous allons travailler plutôt sur la délimitation de la zone humide et la modification des usages, sans oublier la sensibilisation. Je trouve que les zones humides sont un excellent outil pédagogique, notamment pour impliquer les enfants.

Vidéo YouTube - Dans la peau d'Olivier - Chargé de mission milieux aquatiques et humides