A

Assainissement
Gestion des eaux usées, c’est-à-dire leur évacuation, leur transport (dans les « égouts ») puis leur traitement en station d’épuration, avant le retour de l’eau au milieu naturel. L’assainissement est soit collectif (un réseau d’assainissement public collecte les eaux usées), soit non collectif (système d’assainissement privé non raccordé au réseau public : fosse septique, fosse toutes eaux, épandage, etc.).
Aval / Amont
L’amont est le point haut d’où s’écoule l’eau vers un point bas appelé aval. Pour un cours d’eau, l’amont est sa source, l’aval est l’endroit où il se déverse (fleuve, mer).
Avaloir
Dispositif destiné à recueillir les eaux de pluies qui ruissellent sur la chaussée et à les conduire dans les canalisations.

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B

Bassin de rétention
Ouvrage permettant de stocker temporairement les eaux pluviales en cas de fortes précipitations, participant ainsi à la prévention des risques d’inondations à l'aval. Il peut être en eau ou à sec. Une fois l’épisode pluvieux terminé, le bassin restitue progressivement l’eau au réseau d’eaux pluviales ou au milieu naturel.
Bassin versant
Espace, délimité par des lignes de crête (ligne de partage des eaux), dans lequel toutes les eaux (pluie, cours d’eau...) s’écoulent naturellement vers un même point appelé exutoire (celui-ci peut être une rivière, un fleuve, un lac...). Un bassin versant est une réalité géographique et hydrologique qui va au-delà des limites administratives des communes ou des départements.
Berge
C'est la partie hors d'eau de la rive. Elle est caractérisée par sa forme transversale (berge en pente douce, berge abrupte), sa composition (sableuse,…), sa végétation, etc.
Biodiversité
C'est un ensemble dynamique regroupant une diversité d’espèces animales et végétales au sein d’un milieu naturel, ainsi que l’ensemble des relations et interactions qui existe entre tous ces organismes et leurs milieux de vie.

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C

Chemisage
C’est une opération qui consiste à recouvrir intégralement l’intérieur d’une canalisation d'assainissement endommagée d’un nouvel habillage, en matériau polymère, lui rendant ses qualités d’intégrité et d’étanchéité.
Collecteur
Grosse canalisation (pouvant atteindre trois mètres cinquante de diamètre sur le réseau du SIARE) assurant le transport des eaux usées ou des eaux pluviales des réseaux communaux vers les lieux de traitement. Sur le réseau du SIARE, les collecteurs sont de trois types : circulaire, ovoïde (de forme ovale), ou dalots (de forme rectangulaire ou carré).
Continuité écologique
Libre circulation des espèces aquatiques et transport naturel des sédiments dans les cours d'eau.
Cours d'eau
Écoulement naturel d'eau, permanent ou temporaire, circulant dans un lit naturel.
Crue
Augmentation temporaire du débit et du niveau d'un cours d'eau à la suite de précipitations importantes.
Curage
Lorsqu'on parle d'un plan d'eau : opération qui consiste à extraire et traiter les sédiments qui se sont accumulés par décantation au fond de l’eau. Lorsqu'on parle d'une canalisation : opération qui consiste à nettoyer en profondeur le réseau pour éliminer les dépôts et les obstructions accumulés.

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D

Dégrillage
Nettoyage sommaire des eaux pluviales et usées au moyen de grilles de retenue interdisant le passage de détritus d’un certain volume (ex : bouteilles plastiques, canettes, branches).
Désimperméabilisation
Action consistant à remplacer des surfaces imperméables (béton, enrobé) par des aménagements permettant l'infiltration de l'eau dans le sol.
Déversoir d’orage
Système souterrain permettant, en cas de fortes pluies, de dévier les surplus de précipitations, afin de délester les réseaux d'assainissement unitaires et d’empêcher les inondations.

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E

Eaux claires parasites
Eaux non polluées (d’où le terme « claires ») provenant du drainage du sol, de sources, de fuites d’eau potable, etc. admis par accident ou erreur dans un réseau d’assainissement des eaux usées et venant saturer, par leur présence, des ouvrages non destinés à les prendre en compte (d’où le terme « parasite »).
Eaux d’exhaure
Eaux évacuées par pompage depuis une nappe d'eau souterraine. Lors d'un chantier, les entreprises qui ont besoin de rejeter provisoirement les eaux de nappes souterraines dans le réseau d'assainissement doivent demander une autorisation au SIARE.
Eaux pluviales
Eau provenant du ruissellement des précipitations sur les chaussées, les toitures et toutes autres surfaces imperméabilisées.
Eaux usées
Eaux polluées par l'usage qui en a été fait. Celles provenant des habitations (les eaux usées domestiques) se composent des eaux vannes (issues des toilettes) et des eaux grises ou ménagères (issus des lavabos, douche, cuisine, lave-linge, etc.)
Eaux usées non domestiques
Eaux usées issues d’une activité industrielle, artisanale ou commerciale, dont les caractéristiques diffèrent d’une eau usée provenant de l’usage domestique de l’eau.
Eaux vannes
Ensemble des rejets domestiques contenant les matières fécales et l’urine.
Effluents
Ce terme désigne d’une manière générale l’ensemble des eaux évacuées dans les collecteurs.
Égout
Dénomination populaire des tuyaux enterrés sous les routes, destinés au transit des eaux usées.
Embâcle
Amoncellement anormal de matériaux ou de débris divers (bois, végétaux, déchets, etc.) dans les cours d’eau, qui peut amplifier les risques d’inondation.
Eutrophisation
Elle se manifeste par la prolifération excessive de végétaux due à un enrichissement en éléments nutritifs favorisant le développement de plantes aquatiques (algues, ..). La décomposition provoque une diminution totale de la teneur en oxygène. En conséquence, la diversité animale et végétale s'amoindrit.
Exutoire
Point commun le plus bas du système d’assainissement ou du système des eaux superficielles, où s’évacuent les eaux soumises à un écoulement.

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G

GEMAPI
Compétence juridique relative à la Gestion des Milieux Aquatiques et à la Prévention des Inondations créée par la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles (MAPTAM). Le Code de l’Environnement définit les missions de la GEMAPI dans son article L. 211-7 : l’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique, l’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau, y compris les accès à ce cours d’eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.

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H

Hydromorphologie
Étude des caractéristiques physiques d'un cours d'eau : forme du lit, berges, écoulements et interactions avec son environnement.

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I

Inondation
Submersion temporaire d'une zone par l'eau, généralement causée par des pluies importantes, le débordement d'un cours d'eau ou une saturation des réseaux.

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L

Lit
Il existe différents types de lits pour un cours d'eau : le lit mineur ou lit ordinaire correspond à la zone occupée par les eaux en temps ordinaire. Cette section de rivière bien délimitée est généralement libre de végétation ; le lit majeur ou lit d'inondation définit la zone inondée en période de crues. Il est souvent couvert de végétation ; le lit d'étiage est la partie occupée par la rivière en période de basses eaux.

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M

Milieu aquatique
Environnement naturel comprenant les cours d'eau, plans d'eau, zones humides et l'ensemble des espèces végétales et animales qui y vivent.
Milieu naturel
Les rivières, les lacs, la mer, les prairies, les forêts,... mais également les nappes phréatiques (réservoirs d’eau souterrains) alimentées par l’infiltration (passage de l’eau à travers le sol) des eaux de pluie.

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N

Nappe d’eau souterraine
Masse d’eau contenue dans les interstices ou les fissures d'une roche du sous-sol qu'on nomme aquifère. Seule l'eau libre, c'est-à-dire capable de circuler dans la roche fait partie de la nappe. Le niveau des nappes peut varier en fonction des infiltrations et des prélèvements d'eau.
Nappe phréatique
Nappe souterraine située peu profondément, elle repose sur une couche imperméable mais reste ouverte vers la surface. Elle est donc directement à l'origine des phénomènes de remontées de nappes.
Noue paysagère
Fossé végétalisé conçu pour recueillir, ralentir et infiltrer les eaux de pluie.

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O

Ouvrage de décantation
Ouvrage qui permet un traitement sommaire des eaux usées par passage dans des bassins où elles se séparent d’une grande partie des impuretés les plus volumineuses qu’elles transportent. En effet, sous l’action de la gravité et du net ralentissement du courant dans l'ouvrage, les impuretés, plus lourdes que l’eau tombent au fond. Les eaux ainsi « clarifiées » s’écoulent par la partie haute de l’ouvrage de décantation et continuent leur cheminement dans le réseau d’assainissement.
Ouvrage de pré-traitement
Équipement permettant de retirer les plus grosses matières en suspension (sables, feuilles, détritus, grosses poussières, …) et les produits flottants en surface (hydrocarbures, huiles, …).

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P

Période de retour
Durée moyenne au cours de laquelle, statistiquement, un événement pluvieux d'une même intensité se reproduit ; par exemple, lorsque l'on parle de crues décennales, cela suppose qu'elle a une chance de se produire chaque année et non qu'elle se produit tous les 10 ans.
Phyto-épuration
Dépollution naturelle de l’eau par des plantes aux propriétés filtrantes comme le carex, le roseau commun, le jonc, la massette …
Poste de relèvement
Equipement de pompage mettant sous pression les eaux afin de leur permettre de franchir un relief et de poursuivre leur écoulement.

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Q

Qualité de l'eau
État physico-chimique et biologique de l'eau permettant d'évaluer son impact sur les écosystèmes et les usages humains.

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R

Regard de branchement
Le regard de branchement est un ouvrage technique qui permet de relier le réseau privatif d’assainissement au réseau public.
Regard de visite
Ouvrage fermé par un tampon permettant l’accès à la canalisation au personnel ou à un robot d’inspection, de nettoyage ou de réparation.
Renaturation
Action visant à redonner à un milieu naturel un fonctionnement plus proche de son état d'origine.
Réseau d’assainissement
Ensemble des canalisations et d’ouvrages auxiliaires assurant le transport des eaux usées et/ou pluviales vers une installation de traitement ou le milieu récepteur. On distingue les réseaux unitaires et séparatifs.
Réseau séparatif
Mode de collecte où les eaux usées et les eaux pluviales transitent par des canalisations distinctes.
Réseau unitaire
Mode de collecte qui ne distingue pas les eaux pluviales et les eaux usées, les effluents sont mélangés dans les mêmes canalisations.
Ripisylve
C'est une zone plus ou moins large sur le bord des rivières entre l'eau et la terre, où pousse un ensemble de végétations. Cette bande est une zone tampon entre le cours d'eau et les terres environnantes. Elle joue un rôle écologique important : elle favorise l’infiltration de l’eau dans le sol, améliore la qualité de l’eau en la filtrant, offre un habitat favorable à la faune, ce qui permet de développer la biodiversité.
Ru
Petit ruisseau (du latin rivus), au débit faible et de petite profondeur.
Ruissellement
Écoulement instantané et temporaire des eaux de pluie sur une surface perméable (où elle va finir par s'infiltrer) ou imperméable (chaussée, toiture, terrasse, jardin, …), à la suite d’une précipitation.

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S

SAGE
Etabli par les acteurs locaux et soumis à l’approbation du préfet, le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux vise à la gestion équilibrée et collective de la ressource en eau. Constitué d’un Plan d’Aménagement et de Gestion Durable, d’un règlement et d’un Rapport Environnemental, toute action d’aménagement du territoire doit être compatible avec ses préconisations. Enfin, le SAGE doit être compatible avec le SDAGE.
Sédiments
Particules minérales ou organiques transportées et déposées par l'eau dans les cours d'eau et les bassins.
Séparativité des réseaux
Ensemble de travaux qui consistent à établir, ou à rétablir, la séparation des réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales dans tout ou une partie d’un système d’assainissement. Dans ce cas, les eaux usées sont dirigées vers une station d’épuration (STEP). Les eaux pluviales sont dirigées vers le milieu naturel c’est-à-dire vers la rivière la plus proche. Sur le territoire du SIARE, il s’agit de la Seine et de l’Oise. Les eaux pluviales ne sont donc pas traitées.
Surverse
Dispositif qui permet l'évacuation par débordement lorsque la canalisation ou le bassin sont en charge.

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T

Tampon
Couvercle en fonte d’un regard d’assainissement de forme ronde présent, notamment, sur les chaussées, communément appelé plaque d’égout.
Trame bleue
Réseau de milieux aquatiques et humides favorisant la circulation des espèces et la préservation de la biodiversité.

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U

Unitaire
Mode de collecte des eaux comprenant une seule canalisation dans laquelle sont mélangées les eaux usées et les eaux pluviales. Ce mode concerne les réseaux les plus anciens. Dans ce cas, toutes les eaux sont dirigées vers la station d’épuration pour être traitées.

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Z

Zonage d’assainissement
Délimitation réglementaire : pour les eaux usées, des zones relevant de l’assainissement collectif ou non collectif ; pour les eaux pluviales, des zones où des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et des zones pour lesquelles il est nécessaire de prévoir des installations de collecte, de stockage éventuel et de traitement des eaux pluviales et de ruissellement. Le zonage « assainissement » est un document délibéré par le Conseil Municipal, arrêté par le Maire et adossé au Plan Local d’Urbanisme ; il s’impose à toute opération d’aménagement.
Zone humide
Ecosystèmes ayant un type de sol et/ou une flore spécifiques et où la présence de l’eau est permanente ou temporaire. Elles peuvent prendre différentes formes : marais, tourbière, forêt alluviale, prairie ... et nous rendent de nombreux services : protection contre les sécheresses et les inondations, préservation de la biodiversité, îlots de fraîcheur en ville, recharge des nappes phréatiques, absorption du carbone, filtration des polluants de l’eau ...
Zone inondable
Secteur susceptible d'être recouvert par les eaux lors d'une crue ou d'un épisode pluvieux exceptionnel.

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