Le schéma représente, en coupe verticale, un puits d’infiltration des eaux pluviales enterré. Il montre les différents éléments constitutifs du puits, son raccordement à un ouvrage de prétraitement et le cheminement de l’eau jusqu’à son infiltration dans le sol.
En surface, le terrain est recouvert de terre végétale et de végétation. Au centre se trouve une ouverture donnant accès au puits. Elle est fermée par un tampon verrouillable compatible avec une zone de passage de piétons ou de voitures. Le tampon repose sur une réhausse sous cadre. Sous celle-ci se trouve une dalle réductrice, qui constitue la partie supérieure de la structure du puits et réduit la section d’accès vers la chambre d’infiltration.
À gauche du puits est représenté un ouvrage de prétraitement, par exemple un puisard de décantation ou une bouche d’injection. Cet ouvrage contient de l’eau et est relié au puits par une canalisation horizontale. L’eau s’écoule depuis cet ouvrage vers l’intérieur du puits, comme l’indique la flèche bleue.
Le puits est constitué d’un anneau ou corps vertical en béton perforé, permettant à l’eau stockée de traverser ses parois et de s’infiltrer progressivement dans le sol environnant. Plusieurs ouvertures sont visibles dans les parois. À l’intérieur du puits, un échelon est fixé sur la paroi afin de permettre l’accès et la descente dans l’ouvrage pour les opérations d’entretien.
Autour du corps du puits se trouve une couche de cailloux grossiers calcaires, de granulométrie 20/80, qui constitue le matériau drainant et favorise la circulation de l’eau autour de l’ouvrage. Cette couche est séparée du terrain environnant par un géotextile non tissé, avec un recouvrement de 50 centimètres. Le géotextile joue un rôle de séparation entre les matériaux et le sol.
À la base du puits se trouvent également des cailloux grossiers. Sous ces cailloux est disposée une couche filtrante constituée de sable de rivière, protégée par un géotextile. Le schéma précise que ce géotextile peut être remplacé périodiquement, ce qui facilite l’entretien du dispositif.
L’eau provenant de l’ouvrage de prétraitement arrive dans le puits et s’accumule temporairement au fond de celui-ci. Le niveau d’eau est représenté en bleu. L’eau traverse ensuite les matériaux drainants et le fond filtrant. Des gouttes d’eau dessinées sous le puits et sur ses côtés représentent l’eau qui s’infiltre progressivement dans le sol environnant.
Éléments identifiés sur le schéma
De haut en bas et de l’extérieur vers l’intérieur, les principaux éléments indiqués sont :
- Terre végétale et végétation en surface.
- Tampon verrouillable, adapté à une zone de passage de piétons ou de voitures.
- Réhausse sous cadre.
- Dalle réductrice.
- Échelon permettant l’accès à l’intérieur du puits.
- Anneaux perforés, en béton ou en PEHD, constituant les parois du puits et permettant le passage de l’eau.
- Cailloux grossiers calcaires, de granulométrie 20/80, disposés autour de l’ouvrage.
- Géotextile non tissé, avec un recouvrement de 50 cm, séparant les matériaux drainants du sol.
- Cailloux grossiers à la base du dispositif.
- Couche filtrante en sable de rivière, protégée par un géotextile, lequel est indiqué comme pouvant être remplacé périodiquement.
- À gauche, ouvrage de prétraitement, de type puisard de décantation ou bouche d’injection, raccordé au puits par une canalisation.
Principe de fonctionnement représenté : l’eau est d’abord dirigée vers l’ouvrage de prétraitement, puis acheminée par une canalisation dans le puits d’infiltration. Elle est temporairement stockée dans le puits, puis se diffuse à travers les cailloux et la couche filtrante avant de s’infiltrer progressivement dans le sol.