Des milieux aquatiques en bonne santé sont la clé de l’équilibre environnemental de nos territoires. Plusieurs actions sont mises en œuvre pour assurer le suivi, la surveillance et le contrôle des éventuelles pollutions.

Que fait le SIARE pour préserver la qualité de l’eau ?

Le SIARE agit à différents niveaux :

  • Le contrôle et le suivi des rejets d’eaux usées non domestiques (industriels et assimilés)

Plus de 1 000 établissements industriels raccordés aux réseaux d’eaux usées et pluviales du SIARE ont été identifiés comme rejetant des eaux potentiellement polluantes. Les eaux usées rejetées par les entreprises sont très différentes des eaux usées domestiques et ont des caractéristiques spécifiques à chaque secteur d’activité. Elles peuvent contenir des matériaux polluants et toxiques : graisses, hydrocarbures, métaux lourds, solvants, micropolluants. Lorsque les rejets sont mal maîtrisés, ils peuvent engendrer des dommages sur les ouvrages gérés par le SIARE (corrosion, bouchons de graisse …) et sur le milieu naturel. Le SIARE a ainsi pour mission de surveiller les rejets d’eaux usées non domestiques.

  • Le suivi de la qualité de l’eau 

Le SIARE réalise régulièrement des prélèvements et des analyses des eaux du territoire afin de suivre l’évolution de la qualité des eaux et l’impact de l’assainissement sur le milieu naturel.

  • La gestion des pollutions

Dès qu’une pollution est signalée, les services techniques du SIARE se déplacent sur le terrain pour constater et qualifier le type de pollution. Puis, ils essayent de trouver l’origine du problème et de la contenir. Objectif : éviter la diffusion de la pollution !

  • L’amélioration de la phytoépuration naturelle des milieux aquatiques

La végétation des plans de cours d’eau (appelée la ripisylve) joue un rôle de dépollution naturelle. Il est donc essentiel de la préserver. Malheureusement, sur notre territoire très urbanisé, beaucoup de cours d’eau et de plans d’eau ont des berges artificielles bétonnées. C’est pourquoi, le SIARE engage des travaux de renaturation et de végétalisation.

Suivi de la qualité de l'eau

  • 27

    points de prélèvement dans les cours d’eau

  • 25

    points dans les réseaux et ouvrages d’assainissement

  • 53

    substances analysées pour évaluer l'état chimique de l'eau, selon la Directive Cadre sur l’Eau

Que puis-je faire en tant que particulier ?

Chacun peut contribuer à réduire la pollution de l’eau : ne pas jeter de déchets dans la rue, ne pas jeter de produits chimiques, lingettes ou médicaments dans ses toilettes et éviers, ne pas laver sa voiture devant chez soi mais en station de lavage, entretenir son jardin avec des techniques et des produits naturels, vérifier la conformité de son système d’assainissement qu’il soit collectif ou individuel, favoriser la gestion de l’eau de pluie à la parcelle sur son terrain…

Les questions fréquentes

  • Pour évaluer la qualité des eaux de surface (rivière, fleuve, plan d’eau), la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) fix deux indicateurs pour évaluer la qualité de l’eau :

    • L’état écologique (biologie, physicochimie) tient compte de l’écosystème dans son ensemble. Il se base sur des paramètres biologiques (abondance des espèces de poissons d’une rivière par exemple), tout en tenant compte de paramètres physico-chimiques (oxygène dissous dans l’eau, température, etc.).
    • L’état chimique s’évalue d’après la présence et la concentration dans l’eau d’une liste de 53 substances polluantes ayant un impact environnemental avéré.
      Des seuils de classement sont définis pour chaque état : 5 niveaux pour l’état écologique, allant de très bon à mauvais. Pour l’état chimique, le déclassement est automatique dès lors que la concentration de l’une des 53 substances prioritaires dépasse le seuil fixé.

    Le SIARE procède à trois types de mesure :

    • Des prélèvements d’eau ou de sédiments, qui sont ensuite analysés en laboratoire.
    • Des mesures in situ effectuées par sonde (mesure immédiate de température, de la conductivité, de l’oxygène dissous, du PH, de la turbidité…)
    • Des mesures de débit permettant de croiser la qualité et le volume de l’eau afin d’en déduire les flux de pollution

    Les mesures sont menées à la fois dans les milieux aquatiques et le réseau et ouvrage d’assainissement.
    Ensuite, en laboratoire, différents paramètres physico-chimiques sont analysés : analyse des nutriments, métaux, nitrates, pesticides, composés d’usages industriels, hydrocarbures, des paramètres indicateurs de contamination par des eaux usées comme l’ammonium, des bactéries indicatrices de contamination fécale etc. Une analyse hydrobiologique dans le milieu naturel est également pratiquée avec l’étude des macroinvertébrés et des diatomées sous forme d’indices biologiques.