Situé en zone urbaine à Saint-Gratien, à proximité des villes d’Eaubonne, d’Enghien-les-Bains et de Soisy-sous-Montmorency, le site des Cressonnières connait depuis de nombreuses années des problèmes de pollutions qui ont des conséquences négatives sur la faune et la flore, sont sources de nuisance olfactive pour les riverains et provoquent l’envasement régulier du canal.
Ainsi, un circuit innovant de dépollution des eaux pluviales a été mis en place :
- Un pré-traitement est effectué dès l’arrivée des eaux provenant du ru de Montlignon grâce à plusieurs ouvrages retenant les pollutions solides.
- Une déviation des pollutions liquides est assurée par une conduite by-pass vers le réseau unitaire.
- Une filtration naturelle de l’eau par des jardins filtrants® et un enrichissement en oxygène par une cascade installée au point de rejet complètent et terminent le circuit de dépollution.
Traitement de l’eau par ouvrage technique
À l’arrivée des eaux pluviales sur le site des Cressonnières, un pré-traitement est effectué par l’ouvrage technique. À l’intérieur, se trouve d’amont en aval :
- Un piège à cailloux et deux dégrilleurs automatiques ayant pour fonction de retenir les pollutions solides comme les canettes, détritus et autres flottants.
- Une canalisation by-pass permettant de dévier les pollutions liquides (produits chimiques, peintures, solvants, huiles de vidanges) vers un réseau unitaire.
- Un bassin de décantation destiné à séparer l’eau chargée de l’eau épurée, par gravité. Les boues et sédiments sont ensuite envoyés et traités vers le réseau des eaux usées.
- Une cloison siphoïde qui assure l’évacuation des eaux parasites intempestives hors des réseaux d’eaux pluviales
Conforter et adoucir les berges pour prévenir les risques d’inondation
Afin d’optimiser la capacité de rétention du site des Cressonnières, un reprofilage des talus des berges et un enrochement de tout le linéaire ont été réalisés. Les blocs utilisés pour l’opération proviennent de la carrière de Poigny, à proximité de la ville de Provins. Près de 6000 tonnes de roches calcaires ont été mises en place pour conforter plus de 150 mètres de berges abîmées par l’érosion.
La pente des berges a également été adoucie afin de limiter les pressions exercées par l’eau et réduire l’érosion. Cette opération est essentielle pour permettre à la flore de s’y implanter, à la faune de s’y installer plus facilement et ainsi développer la biodiversité.
Offrir des habitats écologiques pour développer la biodiversité
Grâce au confortement et à l’adoucissement des berges, six habitats écologiques ont été créés. Ils constituent un écosystème favorable pour le développement de la faune et de la flore sur le site. Ainsi, des haies champêtres, composées d’arbustes à feuillage persistant et à fleurs pour les insectes butineurs, ont été plantées sur tout le linéaire des berges. Ces habitats forment des corridors écologiques offrant un abri et des zones de reproduction pour les petits mammifères.
De manière générale, le projet de réaménagement du site des Cressonnières s’inscrit dans une démarche globale visant à offrir un ensemble paysager de qualité favorisant la biodiversité. En effet la présence de milieux humides offre un refuge vital pour de nombreuses espèces animales et végétales.
Les diverses plantations et l’habillage paysager permettent également de rendre le site agréable esthétiquement améliorant le cadre de vie des habitants.
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Etudes et dossiers réglementaires
De nombreuses procédures
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Fin des travaux
Après 2 ans de travaux
Vidéo YouTube - Les travaux de réaménagement du site des Cressonnières
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Titre de la vidéo
- Le site des Cressonnières
- Un lieu stratégique en amont du lac d’Enghien-les-Bains
Texte affiché
- Après plus de 2 ans de travaux, le site des Cressonnières a été inauguré le 7 novembre 2023.
- Situé en zone urbaine, il se trouve au croisement de Saint-Gratien, Eaubonne, Enghien-les-Bains et Soisy-sous-Montmorency.
- Un emplacement important pour préserver la trame bleue entre la forêt de Montmorency et le lac d’Enghien-les-Bains.
Interlocuteur 1 : Jean-Pierre Enjalbert – Président du SIARE (2014-2026)
- « Ce site des Cressonnières, en fait, c’est l’arrivée de l’eau vers le lac d’Enghien.
- « C’est ce qu’il faut dire. 70% de l’eau qui aboutit au lac d’Enghien passe par ici. Et donc la qualité de l’eau dans le lac d’Enghien dépend de la qualité de l’eau qu’on y amène, évidemment.
- « Donc, on avait un enjeu majeur pour améliorer cette qualité de l’eau qui en général est plutôt bonne bien sûr, mais qui, par moment, l’est moins quand il y a des périodes de sécheresse ou de fortes chaleurs, on a une qualité de l’eau qui se dégrade fortement et on a eu des épisodes de cyanobactéries, des pertes de poissons qui ont été vécues ces dernières années. »
- « Il faut améliorer la situation. Donc un des moyens, ce n’est pas le seul, mais un des moyens de le faire, c’était de réaliser cet aménagement sur le site des Cressonnières. »
Texte affiché
- Le circuit de dépollution est constitué de deux parties. En amont, un ouvrage technique composé : De deux dégrilleurs chargés de retenir les déchets solides / D’un bassin de décantation pour séparer les eaux chargées des eaux épurées / D’un système « Bypass » afin de retenir les pollutions liquides.
- En aval, des Jardins filtrants® permettent un traitement de l’eau grâce aux végétaux.
Interlocuteur 1 : Thierry Jacquet – Président Directeur Général, Phytorestore
- « Un jardin filtrant est un écosystème qui filtre l’eau. Ce dispositif va permettre d’enlever les charges de pollution et dans ce cas, aussi réoxygéner l’eau. L’eau chargée arrive dans le filtre planté puis elle traverse des substrats de gravier avec des racines et des rhizomes très développés. »
- « Des plantes aquatiques dans un jardin filtrant apportent de l’oxygène dans le filtre. Donc l’eau est débarrassée de sa charge de pollution et se recharge en oxygène. Elle ressort donc plus riche en oxygène. »
- « Là, ces jardins filtrants vont amener 20 à 30 % d’eau réoxygénée donc 20 à 30 % d’eau propre qui ira soutenir le plan d’eau qui se trouve ici. Donc ce plan d’eau va avoir un rôle écologique très important. Ce n’est pas qu’un enjeu de qualité d’eau, c’est aussi un enjeu de biodiversité. »
- « Avec un taux d’oxygène plus élevé vous aurez beaucoup plus d’espèces de poissons, une faune et une flore beaucoup plus développées et vous aurez même des nouvelles espèces végétales qui viendront s’installer. »
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- De part et d’autre du site, les berges ont aussi été aménagées afin de prévenir les risques d’inondation.
- Six habitats écologiques ont également été créés pour favoriser le développement de la faune et de la flore.
Interlocuteur 1 : Jean-Pierre Enjalbert – Président du SIARE (2014-2026)